mardi 9 mai 2023



Pour mes 30 ans, je voulais réaliser plusieurs séries de photos qui représentent des fragments de mon identité. Une sorte de rétrospective de ce qui m'a façonnée et amenée jusqu'à aujourd'hui. Mon héritage culturel a toujours été présent, et pourtant, un peu en toile de fond, laissé de côté la majorité du temps - jusqu'à ce qu'il reprenne une place importante dans ma vie il y a quelques années. 

Mon père est français - normand pour être précis, ma mère est singapourienne, de la diaspora chinoise. Ils se sont rencontrés en voyage en Asie, ma mère a rejoint mon père à Paris, et quelques années plus tard, j'y suis née. 

J'ai vécu quelques années à Singapour, de mes trois à mes sept ans. J'y ai eu un premier aperçu de la culture asiatique, colorée, vibrante, très axée sur le partage, le respect de l'autre et particulièrement des ainés. J'y ai également vécu mes premières années d'école, et je crois que le souvenir que j'en garde, à travers mes yeux d'enfant, c'est une culture autour de l'éducation assez rigide. Je me souviens de l'uniforme, des enseignants très stricts, des règles omniprésentes et sacrées. Quand je suis revenue vivre en France, en Anjou, tout était à la cool en comparaison. 





Je ne suis pas retournée à Singapour entre 2000 et 2007. La seule part de ma culture asiatique en France, c'était ma mère. J'imagine que c'est difficile d'osciller entre vivre "à la française", pour s'adapter, s'assimiler, et garder sa culture présente dans le foyer, surtout avec des enfants qui vont à l'école et veulent ressembler en tout point à leurs camarades. Personnellement, j'étais une enfant très timide et je ne voulais surtout pas me faire remarquer, donc toute différence était un peu embarrassante pour moi, à l'époque. Même si aujourd'hui, je sais que c'est précieux, à l'époque, je préférais que ne pas le mettre en avant du tout et être comme tout le monde. 

La cuisine a toujours constitué un lien avec mes racines, presque inconscient tant c'était normal pour moi de manger des plats chinois un jour sur deux. Pour le reste, c'était beaucoup plus discret. On lisait des livres de contes chinois et japonais, on parlait anglais à la maison. Ce qui était vraiment omniprésent, et que je rattache à la culture chinoise, c'est l'importance de l'école, d'être première de la classe, et une enfant sage et cultivée. C'est certainement valable pour de nombreuses autres cultures, mais ça a toujours été une exigence que j'ai ressenti en particulier chez ma mère et rattaché à l'éducation dont j'avais fait l'expérience à Singapour. 

A part la cuisine et l'importance de l'éducation, je pense que le moment autour duquel se cristallisait réellement la culture de ma mère était le nouvel an lunaire. On faisait une visio-conférence avec la famille de Singapour, on s'habillait bien, comme à Noël, on mangeait des plats traditionnels toute la journée, et surtout, on manquait l'école ! Si le sujet vous intéresse, j'en parle davantage dans le podcast Asiattitudes. C'était à la fois génial car on restait à la maison, on recevait un angpao (des enveloppes rouges avec de l'argent dedans), on allait tous ensemble au supermarché s'acheter un jouet avec... Et à la fois, j'étais toujours gênée et un peu honteuse de manquer l'école pour faire tout ça, comme si c'était injuste que je profite d'une journée de vacances sans vraie raison. Comme si une fête célébrée par littéralement plus d'un milliard de personnes n'était pas une excuse suffisamment bonne car elle n'était répandue en France. 




Je pense que j'ai commencé à me sentir plus proche et surtout plus consciente de mes racines en grandissant. Un des tournants dans ma façon d'envisager mon identité et mes origines a été le mouvement anti-raciste global suivant le décès de George Floyd en 2020. A ce moment-là, j'ai beaucoup réfléchi à l'identité raciale, au white privilege, au fait que je sois white passing alors que je suis une personne racisée. Je ne vais pas rentrer énormément dans le détail dans cet article, mais je vais vous conseiller l'excellent podcast Kiffe ta race. Ce podcast, et d'autres, comme Asiattitudes, ont réellement changé ma vision de l'identité et mon rapport à mes origines. Comme si j'avais enfin le droit de m'approprier ce qui faisait partie de moi. Comme si je prenais conscience après presque 30 ans que je devais être fière de mon héritage culturel, que ce n'était pas "une petite partie de moi" ou "la moitié de moi", mais moi toute entière, une mixité indissociable et impossible à répartir en pourcentage. 

Pour être honnête, je regrette parfois de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt à ce sujet - même si je sais que certaines choses ne viennent qu'avec la maturité et les expériences. Je grimace en pensant à la Camille de 15 ans qui n'a pas fait l'effort de vraiment s'impliquer dans les cours de chinois qu'elle a fait pendant un an, avant d'abandonner parce que c'était trop dur (et qu'en réalité, elle n'avait juste pas envie). Je suis triste d'avoir parfois eu honte de qui j'étais parce que ça collait à l'image du cliché de la chinoise intello et timide. Je regrette de ne pas avoir été plus courageuse, de ne pas avoir dénoncé avec plus de véhémence les clichés contre les asiatiques, le racisme ordinaire. Heureusement, il n'est jamais trop tard, et aujourd'hui, je vois et je vis les choses différemment. Je me sens plus curieuse de découvrir cette culture, de ne pas juste avoir des connaissances de surface. J'aimerais retourner à Singapour, j'aimerais pouvoir parler à ma grand-mère -qui ne parle que cantonais, lui poser des questions sur sa vie, sur l'enfance de ma mère. 



J'ai vraiment ressenti ce changement en moi comme une façon d'affirmer mon identité, qui je suis, d'où je viens. Une façon aussi de mieux comprendre le monde qui m'entoure, d'ouvrir les yeux sur des questions essentielles. 

Connaître son histoire pour mieux se connaître et se comprendre. Aujourd'hui, je suis vraiment reconnaissante pour cet héritage culturel. J'essaie de le chérir, de me rapprocher de mes racines, d'explorer cette partie de moi que j'ai longtemps laissée de côté. 




Photos 35mm.insia


dimanche 30 avril 2023

 


Depuis que je suis petite, j'adore les paillettes et les robes de princesse. Comme beaucoup, je rêvais d'une vie glamour, où tout n'est que luxe et opulence. Je pense avoir eu plusieurs fois des pensées un peu ingrates envers ma famille parce que je me sentais très loin de la vie à laquelle j'aspirais, j'avais l'impression qu'il y avait un vrai fossé entre le milieu modeste de province dont je venais et la situation que je rêvais d'avoir. 

Depuis, je me rends bien compte à quel point c'est injuste, et combien ma famille m'a apporté des richesses autres que financières, des richesses inestimables car elles sont bien plus que des possessions matérielles. J'ai mis du temps à le réaliser, et j'ai grandi avec une forme d'insatisfaction, une envie de plus permanente.  




Grâce à YouTube et aux réseaux, j'ai vécu pendant quelques années des expériences dignes d'un univers parallèle. Des soirées open bar, cadeaux à gogo, des invitations, des voyages, des produits offerts, des lieux uniques privatisés pour un petit groupe... Les débuts de l'influence plus professionnelle, je dirais entre 2015 et 2018, ont vraiment été un âge d'or que j'ai eu la chance de vivre. On ne va pas se mentir, les créateurs de contenus étaient chouchoutés, on nous faisait nous sentir comme des stars alors qu'on était personne. C'était une sensation vraiment particulière, d'avoir sa petite vie normale, mais être traitée par des grandes marques comme des VIP. 

Ça peut faire tourner la tête. Faire perdre la notion de la normalité. Je ne crois pas que ça ait été mon cas (en tout cas je l'espère), mais ce qui est certain, c'est que pendant quelques années, j'ai eu un aperçu d'une vie privilégiée. C'est drôle, quand on ne fait pas partie de ce milieu, ce qu'on retient, ce sont les aspects positifs, le côté clinquant et éblouissant. On a l'impression qu'il n'existe plus de problèmes quand on a tout ce qu'on veut avoir. 

Et même si je me sens reconnaissante d'avoir profité de ces moments privilégiés, j'ai fini par me rendre compte que ce qu'on imagine souvent être une "vie de rêve" n'était en réalité ni ce que j'imaginais ni ce que je souhaitais. Je ne veux pas être hypocrite ou sonner moralisatrice, parce que malgré tout, les belles opportunités et le bling, ça me fait toujours un peu rêver, mais... 

Les milieux sous le feu des projecteurs, ça brille, c'est beau, mais ça brasse de la jalousie et des dramas dignes de l'école primaire ; on y croise des gens avec des egos pas possibles, autocentrés et totalement déconnectés de la réalité... Pas nécessairement du côté des créateurs de contenus d'ailleurs. Mais le nombrilisme de certains milieux parisiens/mondains donne envie de remettre les pieds sur terre et de revenir à ce qui compte vraiment. 



Bref, j'aime toujours les paillettes et les robes de princesses, mais je ne rêve plus d'une vie luxueuse et clinquante car je sais que ce n'est pas ça qui rend vraiment heureux. C'est niais, je vous l'accorde, mais j'ai des souvenirs bien meilleurs de petits moments simples, de vrais instants de bonheur sincère, plutôt que de moments dits exceptionnels et "waouh", dont je pensais qu'ils seraient des souvenirs marquants, mais qui, en réalité, ont été des expériences qui rendent bien sur mon compte Instagram, mais qui ne participent pas réellement à mon épanouissement personnel. 

Long story short, quand je réfléchis à la vie que j'ai connue jusqu'ici (comme une petite mamie de 30 ans qui va encore en voir des vertes et des pas mûres), et que je fais un petit bilan... La leçon de ma vingtaine serait certainement qu'on passe trop de temps à vouloir ce qu'on a pas et à s'imaginer comment serait la vie si on avait plus, et pas assez de temps à apprécier et prendre soin de ce qu'on a déjà. Cheesy ? Oui :) 







dimanche 16 avril 2023



Fragment de ma personnalité numéro 2 : on retourne quinze, vingt ans en arrière. Je suis au collège, j'ai 13 ans, je vis ma première peine de coeur, je commence à avoir des différents avec mes parents, je suis très timide et j'ai même peur de certaines de mes copines qui ne sont pas toujours tendres avec les gamins plus sages et "ennuyeux". Ce qui est totalement mon cas. 

Je découvre par hasard l'album "Fallen" d'Evanescence à la médiathèque, le rock, le métal, cet univers plus sombre et avec une identité forte. J'ai envie de l'adopter et de montrer au monde que je ne suis pas juste une petite fille sage qui aime lire et qui ne veut surtout pas faire de bêtises. Je veux sembler "dure à cuire" alors qu'en réalité, je suis honteuse d'être une première de classe, parce qu'être "une intello", c'est tout sauf cool à cet âge-là. 




Le style emo-gothic que j'adopte petit à petit, c'est la carapace que j'ai choisie pour traverser l'adolescence. C'était une armure autant qu'un reflet de toutes les émotions qui m'habitaient, clairement exacerbées par la puberté - je ressens tout tellement intensément, je me sens profondément incomprise, triste et seule. Je me sens en décalage, pas à ma place, parfois invisible et pas réellement aimée par mes proches. 

Sincèrement, je garde d'assez mauvais souvenirs de mon adolescence. Je ne suis certainement pas la seule. C'est une période où on se cherche, on a parfois du mal à se trouver, on a toujours l'impression d'être trop jeune pour faire ceci ou cela, et pourtant plus un.e enfant. 

Le jour de mon trentième anniversaire, je parlais avec des copines d'enfance qui ont le même âge que moi, et certaines me confiaient que le cap des trente ans avait été un peu difficile à accepter. Je crois que finalement, je suis réellement heureuse d'avoir grandi, muri, d'être très loin de la Camille de 15 ans qui était mal dans sa peau et dans sa tête. Ma vie n'est pas parfaite, mais je me connais mille fois mieux, je me suis trouvée, j'assume davantage qui je suis et ce que je veux dans la vie. Et je suis vraiment contente de ne plus être cette jeune fille paumée et triste. 

De ces années d'adolescence, j'ai tout de même gardé l'amour de la musique. Mes meilleurs souvenirs de lycée, c'est les moments avec mon groupe de rock avec des copains. On répétait toutes les semaines, on faisait tous les concerts qu'on pouvait (notre plus cocasse étant l'équivalent de la fête de la châtaigne dans un village du 49). On a fait des tremplins musicaux, on a enregistré un album live en studio, on se sentait comme des artistes, on était passionnés. J'espérais vivre de ma musique, j'ai fini par comprendre que ça ne serait pas le cas, mais c'est toujours resté ma plus grande passion. 



Ce côté un peu rock, un peu dark, ce n'est pas juste moi ado, c'est aussi une partie de moi qui n'est jamais vraiment partie. Ce qui est assez drôle, c'est qu'aujourd'hui, en terme de style, ça ne se voit plus trop. C'est toujours amusant de dire aux gens, habillée en sézanette parisienne, que j'adore le métal, ou que j'étais au concert de Rammstein. C'est un peu ma face cachée, celle qu'on ne découvre que quand on creuse un peu pour me connaître. 




L'inspiration derrière ces photos, c'est l'idée du métro souterrain, nuit perpétuelle, en opposition avec le métro aérien avec la vue sur Paris de la série précédente. Dark VS light :)



Photos @35mm.insia

Trench en cuir vintage
Tee-shirt Anine Bing
Legging en cuir vegan Jean-Louis Mahé
Bottines "Clover" Bobbies


lundi 10 avril 2023

 


Je suis née à Paris et j'y ai grandi jusqu'à mes 3 ans, quand ma famille a déménagé à Singapour pour quelques années avant de revenir en France, cette fois-ci en Anjou. Ado, je ne rêvais que d'une chose : échapper à "l'ennui de ma petite ville de campagne". Je rêvais de découverte, de rencontres, de capitales, de voyages, de villes qui ne dorment jamais. Bizarrement, je rêvais davantage de New York, Londres ou Berlin que de Paris.

C'est pourtant à Paris que j'ai décidé de poursuivre mes études en master, à la Sorbonne, comme ma mère qui y avait pris des cours de français en arrivant en France il y a plus de 30 ans. Bon, moi, je suis allée à la Sorbonne Nouvelle, c'est légèrement moins chic mais j'avais l'impression de marcher dans ses pas quand même. Arriver dans une immense ville où on ne connait presque personne, ça fait peur, mais c'est très excitant. 

J'ai tout de suite adoré Paris, cette ville magnifique et vibrante avec des possibilités infinies. C'était aussi la période où j'étais au top sur YouTube, j'avais des événements presse et influence toutes les semaines. J'ai eu accès à un univers parallèle de strass et de paillettes pendant mes premières années à Paris, forcément, ça participe à rendre l'expérience plus sympa. 

Je suis (re)venue vivre à Paris en 2015, ça va donc bientôt faire 8 ans. Est-ce qu'après 8 ans, je me sens parisienne ?

Cette série de photos est la première sur quatre, mettant en image quatre fragments de mon identité, de ma personnalité.  



La parisienne, c'est le mélange entre un mythe - d'élégance, de féminité, de chic mais désinvolte ; et la caricature d'une connasse inblairable qui n'aime personne et passe son temps à râler. 

Cette image, c'est avant tout un cliché, car évidemment, il n'y a pas qu'un type de femme vivant à Paris. Il y a une multitude de parisiennes, bien au-delà de la jeune femme en robe à fleurs, un panier à la main,  qui flâne au marché ou dans les librairies anciennes. 

Mais est-ce que - depuis que je vis à Paris - je suis un peu impatiente et pressée au quotidien (le métro qui met du temps à arriver, les gens qui marchent lentement au milieu du trottoir...) ? Oui. Est-ce que je peste contre le prix de l'immobilier, des restaurants chers pour pas grand chose, du café à 5€ ? Oui. Est-ce que je fuis généralement la foule, les expos populaires, les endroits prisés, parce qu'ils sont bondés et que je n'aime pas piétiner sur place et être collée à mon voisin ? Oui.

Paris est une ville intense, avec plein de défauts, plein de raisons d'être à cran de temps en temps (ok, souvent). Paris me rend parfois dingue. Et pourtant, j'adore ma vie ici, et j'ai beaucoup de mal à me voir ailleurs pour l'instant. 





Paris, c'est une architecture sublime, des petites rues au charme fou, des musées qui regorgent de merveilles culturelles (on pourra reparler de comment elles sont arrivées ici une autre fois). Des monuments illustres et des bâtiments imprégnés d'histoire un peu partout. Des endroits iconiques aux yeux de beaucoup, que l'on croise tous les jours sans plus les voir. Paris, c'est une scène artistique et musicale, c'est un arrêt incontournable pour la plupart des tournées mondiales des groupes et artistes que j'aime. Paris, c'est la capitale de la mode, berceau de l'élégance à la française qui se mêle aujourd'hui aux styles plus modernes et ouverts sur le monde. 

C'est aussi les pique-niques sur les quais de Seine au coucher de soleil au printemps. Les cafés en terrasse. Des restaurants de toutes les origines, une culture food riche. Paris, c'est Belleville et le 13ème, les Chinatown de la capitale qui me permettent de renouer avec mes origines, notamment à travers les grands supermarchés asiatiques où j'adore aller faire mes courses pour cuisiner pour mes proches. 

Paris, c'est mes amis, une partie de ma famille, des années de souvenirs qui mènent à la vie que j'ai construit jusqu'à aujourd'hui. 

Paris, c'est tout ça, et encore plus. 





Pour cette série de photos, j'ai eu envie de mettre en avant deux univers parisiens : la terrasse de café, lieu aussi cliché qu'authentique puisque pour les touristes, c'est la quintessence du moment parisien, et... c'est totalement réaliste. Aussi réaliste qu'acheter sa baguette de pain tous les jours. 

Et le métro, sûrement un des aspects les moins glamour de Paris - bondé à presque toute heure, souvent sale, bruyant et vieillot. Et pourtant, il nous emmène partout, le réseau couvre toute la ville, et il nous est bien utile. C'est potentiellement le troisième endroit où on passe le plus de temps après chez soi et le bureau. Alors j'ai eu envie de le mettre en lumière. De le romanticize, comme on dit. 

Aujourd'hui, vous avez découvert l'épisode Camille in Paris, mon amour pour cette ville paradoxale, aussi belle qu'insupportable, ville dans laquelle je suis née, et à laquelle je suis revenue. 

Il me tarde de vous partager la suite !






Trench Sussan Shokranian
Jean Vero Moda
Bottines Rivecour
Casquette vintage




dimanche 29 novembre 2020



Cette année, j'avais envie de partager avec vous quelques idées de cadeaux à offrir (ou s'offrir), pour les fêtes de fin d'année ou pour n'importe quelle occasion que vous avez de gâter vos proches. Je voulais vous donner quelques références de produits et de marques géniales et plus respectueuses, ainsi que des petits créateurs, qu'il est toujours chouette de mettre en lumière. C'est parti ! 



Je vais commencer par quelque chose que je connais bien, j'ai nommé... les cosmétiiiiques. C'est un cadeau assez classique, mais j'avais envie de vous parler de quelques marques qui proposent des produits avec une meilleure compo, mais qui restent "glamour" à offrir. Cette catégorie, elle est pour les fans de beauté qui pensent que le naturel, c'est pas chic et pas efficace ;-)


Quelques recommandations : les rouges à lèvres et baumes teintés Ilia ou RMS Beauty, les blush et fards Kjaer Weis, la gamme soin et les vernis Green de Manucurist, les soins On the wild side (la crème hydratante est top !). En plus grandes enseignes, vous avez aussi Caudalie ou Etat Pur qui sont top pour les soins ! 


Si vous cherchez des e-shops multimarques, je vous conseille de jeter un coup d'oeil à Oh My Cream, pour une très belle sélection de marques, de beaux coffrets à offrir, et à Nuoo, pour de la beauté, des produits pour la maison, zéro déchet, etc. 


Une idée très sympa, que j'offre très souvent, c'est une box personnalisée ! Plutôt que d'offrir un coffret cadeau tout prêt, pourquoi ne pas faire vous-même une sélection de produits qui plairont à la personne que vous souhaitez gâter ? Vous pouvez faire une box à thème, par exemple, moment détente avec des soins, un bandeau pour les cheveux, un vernis à ongle, une boite de thé... Ou bien un thème "glamour" avec plusieurs produits maquillage, 


Savons artisanaux : un joli savon parfumé peut être une très jolie attention à offrir ! Vous pouvez jeter un coup d'oeil à Givré Nature, ou à ces quelques marques découvertes sur Etsy qui ont retenu mon attention : Fabrique de Courennes, CametLiaStore, ou encore Savonnerie Au Naturel. Pourquoi pas l'ajouter dans notre box personnalisée, ou l'offrir avec un porte-savon artisanal ? 



Pas le time : évidemment, je ne pouvais pas ne pas mentionner mon bébé, ma marque Pas le time ! Nos tee-shirts sont en coton bio (confectionnés dans des ateliers certifiés) et avec des messages fun et girl power. Les produits étant imprimés sur demande, comptez jusqu'à 2 semaines (pour être large) de délai. Si vous avez la moindre question, vous pouvez nous contacter directement sur Instagram, on sera ravies de vous répondre :-) 


Tee-shirts personnalisés et peints à la main par Ydee : un cadeau 100% unique, avec le dessin, le logo, le texte de votre choix !


En matière de bijoux, il y a de nombreux créateur.rice.s très talentueux.ses, mais aujourd'hui, je voulais vous parler d'une de mes favorites, Hoctavius, qui est une des premières marques avec qui j'ai fait un partenariat (ça remonte à 2013 quand même). Elle fabrique elle-même ses bijoux, de A à Z, du dessin à la fonte des métaux, et ses créations sont tout simplement splendides. Je recommande à 200%. 

Pour les plus petits budgets, vous pouvez aussi jeter un coup d'oeil aux bijoux Miyamra, une marque créée par une abonnée adorable ! 

Une abonnée m'a aussi recommandé les bijoux May and June, et j'ai récemment reçu deux pièces de chez Les Tiroirs de Lou, de la part de mon copain, et je trouve ses créations très belles (et très quali). 


De la lingerie ! Ca peut sembler cliché mais si vous savez ce qui fera plaisir, un bel ensemble, c'est une jolie attention pour l'élue de votre coeur ! Vous pouvez regarder du côté de Ysé, Noo, Under Protection... Ca marche aussi complètement pour un homme, bien entendu. 


Une belle paire de chaussures, c'est aussi un beau cadeau - si on sait que ça fera plaisir, évidemment ! En ce moment, je suis fan de Rivecour, j'ai acheté ma première paire de bottines de chez eux et je les trouve superbes ! 


De la maroquinerie : il y en a pour tous les goûts et les budgets, du sac au petit porte carte. Si possible, on craque pour du cuir au tannage végétal, plus respectueux, ou bien du cuir vegan si cela tient à coeur à la personne à qui vous l'offrez ! 




Livres et papeterie


Si vous souhaitez offrir des livres, et que vous en avez la possibilité, pensez à vos librairies de quartier, qui, comme les autres commerçants, ont besoin de notre soutien en cette période ! 

Niveau papeterie, j'ai eu un énorme coup de coeur pour All the ways to say, une petite marque qui propose carnets, posters, cartes pour toutes les occasions, pins ou encore portes clés. Plein de jolies idées cadeaux avec des designs canon ! J'aime aussi beaucoup L'édition du paon, pour de la papeterie délicatement rehaussée de dorures... 

Les recos des abonné.e.s : les planners d'Histoire d'écrire, les jolies cartes Ombeline Brun.



Deco et maison 

J'adore chiner des pièces vintage, et ça fonctionne tout aussi bien pour la déco que pour la mode, en boutique ou bien en ligne ! Que ce soit en brocantes, sur Etsy ou même Leboncoin, vous pourrez trouver de véritables pépites en vaisselle vintage, vases et autres petits objets aussi jolis qu'utiles. 


Voici quelques boutiques qui pourraient vous intéresser : Un dimanche vintage, La capucine bleue, La pagaille de Lulu, La brocante de Farine, Broc en tête...


De la céramique ou de la poterie artisanale : il y a beaucoup de petits créateurs que vous pouvez retrouver dans des concepts stores ou bien sur Etsy. Une tasse, un vase, de la jolie vaisselle, c'est toujours une bonne idée cadeau ! Vous pouvez jeter un coup d'oeil à Three Seven Paris, pour des créations très épurées dans un esprit japonisant, ou Maison Poterie, pour des pièces colorées (attention, les ventes sont ponctuelles donc il ne faut pas louper la date !). Sur Etsy, j'ai aussi découvert Elsa Haas, Obrigada Ceramica, ou Charline Robache, pour vous donner quelques idées. 


Les recos des abonné.e.s : Sophie Masson Porcelaine et Les petites cuillères de Juliette.


Leaves and clouds: La boutique de ma belle Marie, qui propose cosmétiques clean, déco, papeterie, produits zéro déchets... Une jolie sélection parmi laquelle vous pourrez trouver plein de belles idées cadeaux ! 


Dernière découverte, les thés L'infuseur, qui me font vraiment de l'oeil... Le packaging est magnifique et le thé n°111 me fait rêver... Thé vert Sencha, thé vert du Yunnan, gingembre, genévrier, morceaux de pomme... 


DIY


J'aime beaucoup l'idée des cookies en jarre, parfait en cas de petit coup de mou ! Vous pouvez acheter ce genre de produit tout fait, mais c'est tout aussi sympa (et bien plus économique) de le faire-vous même.  En plus, vous pourrez choisir les ingrédients que préfère la personne à qui vous souhaitez l'offrir, par exemple des pépites de chocolat blanc, des noix, des noisettes...  Voici un petit tuto en vidéo et à l'écrit, même si c'est assez simple à réaliser intuitivement. 


Les cuillères à chocolat chaud, à faire fondre dans une tasse de lait... Vous pouvez les trouver dans le commerce, mais c'est très simple à réaliser, donc je vous glisse un tuto ici. À offrir avec un joli mug ;-) 


Pour les plus aventureux, pourquoi ne pas tenter de faire son savon soi-même ? Je n'ai jamais testé, mais je pense que ça peut-être super sympa à réaliser, et vous pouvez vraiment laisser libre court à votre imagination pour faire plaisir à vos proches. Un tuto ici.  


Pour les fans de couture, il y a plein de choses à réaliser avec votre machine (ou à la main, c'est complètement possible aussi - il faut juste un peu plus de patience). Mais pour vous donner quelques idées simples : des coussins, des cotons démaquillants, des chouchous, des petites pochettes... Vous pourrez trouver très facilement des tutos sur Youtube ;-) 


Je vous parlais plus haut des box beauté personnalisées, l'idée marche aussi pour des box plus "lifestyle", totalement adaptables à n'importe quelle occasion, n'importe quelle personne que vous souhaitez gâter, et n'importe quel budget ! Voici une petite vidéo DIY que j'avais réalisée pour la fête des pères, désolée d'avance pour le style et la voix pas possible, ça date de 2015, haha. 


Bouquet de fleurs séchées : vous pouvez l'acheter (chez votre fleuriste, chez Bergamotte, Flowrette, Les Hellebores...) mais aussi le faire vous-même ! Tout simplement en cueillant ou en achetant les fleurs de votre choix, puis en composant le bouquet et en le faisant sécher, la tête à l'envers, dans un endroit sec et pas trop lumineux. Comptez jusqu'a 15 jours de séchage selon les fleurs, et bim, vous avez votre bouquet de fleurs séchées complètement personnalisé et réalisé par vos soins ! Vous pouvez par exemple l'offrir avec un joli vase (ou tout seul, c'est déjà bien) ! 


Album photo : classique mais parfait pour des parents ou grands-parents, ou même pour votre amoureux.se ou un.e super ami.e. Plein de souvenirs à se remémorer... Vous pouvez le faire vous-même ou sur des sites comme Cheerz si vous n'êtes pas très créatifs, ou que vous vous y prenez à la dernière minute ! ;-) 





Vous me connaissez, je ne pense pas qu'il y ait de cadeaux exclusivement féminins et d'autres exclusivement masculins. Un livre, une montre, un parfum, un pull, des produits de beauté... ça peut être un cadeau parfait pour une femme ou un homme. Donc plutôt que des "idées pour homme", voici quelques références que je trouvais sympa, à offrir à n'importe qui ;-)


Une belle plante : une super idée pour quelqu'un qui a la main verte, et dont le moment préféré dans la semaine, c'est le bain des plantes. On connait tous quelqu'un comme ça. Celle présentée vient de chez Bergamotte.


Une fringue : que ce soit une belle veste, un pull en laine ou en cachemire, une jolie chemise, c'est un cadeau aussi utile que sympa ! Si vous avez un plus petit budget, on adore aussi l'écharpe, le bonnet ou les chaussettes ! On privilégie les belles matières, et les matières naturelles ou recyclées ;-) 


Une montre : pour les hommes pressés (qui a la ref ? haha) ou simplement ceux qui aiment les beaux accessoires, on ne peut pas trop se tromper avec une montre. Cadeau classique, efficace, et qui se garde toute une vie. 


Pour les fans de musique, pourquoi pas un bon casque audio - très utile, un vinyle de son artiste préféré.e, ou un beau livre ? Il y a beaucoup de beaux livres sur des sujets divers et variés, et c'est toujours une belle pièce à avoir chez soi et à feuilleter. 


J'espère que ces idées cadeaux vous auront plues et que cet article aura pu vous donner un peu d'inspiration ! N'hésitez-pas à partager d'autres idées en commentaire si vous le souhaitez ! ;-)  

vendredi 12 juin 2020




Depuis un an, j'utilise des culottes menstruelles. Ça a été une révélation pour moi, et aujourd'hui, je vais vous dire pourquoi je les aime autant, et répondre à vos questions ! Ce n'est pas forcément évident de se lancer, donc j'espère que cet article pourra vous apporter des informations utiles, vous rassurer, et  peut-être vous donner envie de sauter le pas ! 


Pourquoi je m'y suis mise ?

- Parce que c'est super pratique de ne pas avoir à penser à notre protection hygiénique pendant la journée. C'est même libérateur.
- Parce que c'est plus esthétique que les ailettes des serviettes qui dépassent de la culotte. On dirait juste une culotte normale. Et ça, c'est toujours cool. 
- Parce que c'est meilleur pour ma santé que les protections hygiéniques conventionnelles.
- Parce que c'est moins cher, sur le long terme, que les protections hygiéniques jetables, surtout celles en coton bio, que je privilégie car meilleures pour la santé, mais coûteuses. Des estimations (basses) calculent une dépense d'en moyenne 100 à 150€ par an et par femme.
- Parce que ça produit considérablement moins de déchets que les protections hygiéniques jetables. Une femme jetterait entre 10.000 et 15.000 protections hygiéniques jetables en une vie. Chaque année, ce serait donc 45 milliards de protections hygiéniques jetées dans le monde.

En bref : c'est mieux pour ma santé, mon porte-monnaie, et la planète. 


Celles que j'ai testées


La première culotte de règles que j'ai testé (2019) est la oCulotte classique de la marque française Marguette. Elle coûte 32,90€, est faite de coton bio OEKO-TEX®, sans nanoparticules d’argent et est fabriquée en France. J'ai pris une taille S (36-38), qui me va bien, mais j'aurais aussi pu prendre un M pour être moins serrée à la taille. Ce n'est pas du tout dérangeant ou inconfortable, mais pas super esthétique #coucou-les-poignées-d'amour-qui-ressortent. En terme de design, c'est une culotte très classique,  pas la plus sexy, mais plutôt "sportswear". À noter, la démarcation avec la partie doublée est un peu visible, elle est un peu moins discrète que d'autres modèles. 

Bon plan : Vous avez une réduction de 5% pour 3 culottes achetées, ou 10% pour 6 culottes achetées, donc pensez à faire des commandes groupées avec des copines !


Je voulais également vous parler d'Elia, qui est aussi une marque française, fondée par "deux femmes entrepreneuses aux préoccupations ordinaires, qui souhaitent simplifier leur quotidien sans sacrifier leur santé". J'ai immédiatement accroché à l'univers et la philosophie de cette marque, à son style, et au fait que les produits soient 100% made in France (et certifié coton bio Oeko-Tex®). Je salue aussi l'engagement de la marque dans la lutte contre l'endométriose, une maladie gynécologique chronique qui touche 1 femme sur dix. 10% de leurs bénéfices sont reversés auprès d'associations luttant contre cette maladie. 

J'ai testé leur culotte Philomène (2019), qui a un design plus girly que celle de Marguette, par exemple, avec un détail de broderie sur le devant. On dirait vraiment une culotte "normale" ! La taille M est parfaite pour mon bon 36-38. Ce modèle est prévu pour les flux moyens, et personnellement, je l'utilise même pendant mes jours de règles les plus forts, car je n'ai pas un flux abondant.

J'ai récemment reçu leur tanga Choupette (2020), que je trouve top également. Lui est plutôt pour les flux légers à moyens, idéal en tout début ou en fin de règles. J'adore les détails de dentelle, et le côté glamour de cette culotte de règles. Comme quoi, on peut avoir de la jolie lingerie, dans laquelle on est à l'aise, même quand on a nos règles ! 

Bon plan : J'ai demandé un code promo à la marque, "Camille&Elia", qui vous offre 10% de réduction (hors packs) !


J'ai aussi testé les culottes Moodz (2021). J'ai deux modèles : le shorty plumetis (flux moyens à abondants), et la culotte classique (flux moyens). J'aime beaucoup l'ADN de cette marque, très jeune, très moderne, très inclusive (photos de corps non retouchés, diversité des mannequins, c'est chouette). Leurs culottes sont fabriquées au Portugal, avec du coton bio OEKO-TEX, et ils proposent des designs très stylés, avec de jolis détails comme la transparence du plumetis ou bien des bordures dorées brillantes ! 

Vous avez 10% de réduction sur les packs de 3 et 10% supplémentaires sur tout le site avec mon code MOODZCAMILLEXO ;-) 



Last but not least, j'ai aussi acheté la culotte classique de la marque Smoon (2020), qui a un design vraiment basique et discret. J'en suis satisfaite également - globalement je n'ai jamais été insatisfaite par les culottes menstruelles que j'ai pu tester, je les ai toutes encore aujourd'hui ! 


D'autres marques que je n'ai pas testées mais chez qui vous pourriez trouver votre bonheur :
- Petites Culottes 
- Réjeanne (vendue dans certains Monoprix, et bonus, ils font un maillot de bain de règles ! A tester !)
- Fempo

Je vous déconseille en revanche les marques de culottes menstruelles "discount", du type celles qu'on voit en pub sponsorisée sur Instagram, qui ne donnent pas vraiment d'information sur la provenance des produits, les matériaux utilisés, etc. et qui sont généralement de qualité médiocre... 


Prix

Alors oui, c'est vrai. Les culottes menstruelles ont un certain coût, notamment si on veut de la qualité et des matières respectueuses de notre corps et de l'environnement. Il existe de nombreuuuuses marques de culottes de règles - le concept a commencé à fleurir un peu partout, mais je vous conseille quand même de bien prendre le temps de voir chez qui vous achetez ;-) 

Une culotte de règle de bonne qualité pourra vous durer jusqu'à 6-7 ans, c'est donc un super investissement ! Si vous dépensiez une centaine d'euros par an en protections hygiéniques, ce budget vous permettrait d'acheter au moins deux ou trois culottes de règles, en une année ! 

On m'a demandé combien de culottes je conseillais d'acheter pour avoir un bon roulement : cela dépend de votre flux, de la durée de vos règles, et de votre budget ! Vous pouvez, comme moi, alterner culottes menstruelles et protections jetables, jusqu'au moment où vous aurez acheté suffisamment de culottes pour couvrir toute la durée de vos règles ! Je garde personnellement les culottes pour les jours où mon flux est le plus abondant, car je me sens vraiment à l'aise avec, et les autres jours, je privilégie des serviettes fines. Vous serez tranquille avec 4-5 culottes si vous considérez qu'il en faut 2 par jour et que vous pouvez effectuer un roulement.  

Vous pouvez trouver un calculateur d'économies ici pour découvrir en combien de cycles mensuels votre culotte de règles serait rentabilisée. C'est souvent plus rapide qu'on ne le pense !



Un exemple de la composition des culottes Elia, WhatWhat.fr

Confort et efficacité 

Je ne saurais vous dire combien les culottes menstruelles ont changé ma façon d'envisager mes règles. J'ai vraiment été bluffée par cette invention. C'est confortable, pratique, et même joli : ça fait presque oublier qu'on a nos règles !

Le confort est un aspect que je voulais vraiment souligner. Je n'ai jamais aimé les protections invasives comme les tampons, qui font mal selon les positions, la façon dont ils ont été mis... et les serviettes (jetables ou non) ne sont pas forcément très agréables à porter. La culotte de règles, c'est une culotte qu'on enfile comme n'importe quel sous-vêtement classique, sans y penser

Grâce à des textiles anti-bactériens, anti-fongiques, anti-odeurs, etc. il n'y a aucun souci de propreté, d'odeur, ou de sensation d'humidité avec les culottes de règles, si vous les changez lorsque c'est nécessaire.

En terme d'absorption, les culottes de règles sont équivalentes à 1-5 tampon(s) selon le modèle ! Pensez-y en faisant vos achats, c'est généralement très bien indiqué sur les pages produit. J'ai un flux léger à moyen, et je n'ai jamais eu de souci de fuite ! Faites attention à choisir un modèle adapté à votre flux, et à la bonne taille (pas trop serré, pas trop lâche). Un modèle non adéquat peut être la cause des fuites ou débordements.

Vous pouvez garder votre culotte de règles entre 8h et 12h (toujours selon votre flux et l'absorption de votre culotte), mais ça devrait suffire pour partir sereinement le matin en sachant qu'il n'y aura pas besoin de se préoccuper de ses règles jusqu'au retour à la maison le soir.

Si vous avez peur de vous lancer, vous pouvez commencer par adopter la culotte de règles uniquement la nuit, pour la tester sur un temps où vous êtes à l'aise, tranquille, chez vous. Même s'il y avait une petite fuite, c'est moins la panique qu'au bureau (mais je suis sûre que ça n'arrivera pas !). 
Les culottes de règles peuvent aussi être utilisées en complément d'une cup ou d'un tampon, si votre flux est abondant et que vous voulez être 100% en confiance ! 

Et évidemment, je souligne à nouveau l'argument de la santé. C'est bien plus sain que les protections conventionnelles (blanchies au chlore, pleines de produits chimiques, de parfums...) pas du tout top à mettre dans une zone aussi sensible. Le confort psychologique, le fait d'être rassurée et en confiance, c'est important aussi ! 


Vos interrogations 


Comment se passe l'entretien, le lavage ? 
Rincez vos culottes à l'eau froide (pour éviter que le sang ne coagule), puis lavez-les, soit à la main avec du savon de Marseille par exemple, soit à la machine (à 30 degrés, dans un sachet de protection pour lingerie, et évitez l'assouplissant ;-)). 

Et en voyage ?  
J'avoue ne pas avoir testé les culottes menstruelles en vacances ou en voyage. Pur hasard en terme de timing, d'ailleurs ! Mais j'imagine que c'est la même chose que chez soi, si on a la possibilité de rincer et faire sécher sa culotte à la fin de la journée, je ne pense pas que ça pose problème. Effectivement, en camping, ou en voyage "sac à dos" où on change de logement tous les soirs, c'est peut-être moins pratique, mais je ne pense pas que ça soit complètement incompatible non plus, il faut juste un peu d'organisation ! 


Alternatives 

- la coupe menstruelle : zéro déchet, mais ne réduit pas le risque de choc toxique car c'est un dispositif intra-vaginal
- les serviettes hygiéniques lavables : je n'en ai jamais testé, mais vous trouverez quelques articles sur le sujet ci-dessous
- le flux instinctif libre : une technique pour les plus assurées !


Quelques lectures si vous voulez (encore) plus d'info !

Comparatif Culottes de règles - WhatWhat.fr
Le cycle éternel - Threeminds (avec des tests de différents types de protections)
5 choses à savoir sur le syndrome du choc toxique
Ces substances que nous cachent… les protections intimes - Consoglobe
Des nouvelles de Lauren Wasser, la mannequin amputée suite au Syndrome du Choc Toxique - Madmoizelle
Les alternatives durables aux protections hygiéniques jetables - L'info durable


mercredi 4 septembre 2019


Aujourd'hui, direction la Sicile, où j'ai fait une petite semaine en amoureux en juin dernier. J'adore l'Italie, et cette île du sud ne fait pas exception à la règle ! La Sicile, c'est le soleil, la vie, l'agitation, la conduite folle (je confirme), les bons petits plats et surtout, des paysages à couper le souffle ! Petit recap de notre voyage et de nos coups de coeur.   


Palerme


Nous avons atterri à l'aéroport de Palerme, et y avons récupéré notre voiture de location. Attention au choix du loueur en fonction de votre carte bancaire ! Le terme "carte de crédit",  communément utilisé en France, correspond en fait pour eux à la "carte de débit", vous serez donc bloqué si comme nous, votre réservation est retirable avec une carte de crédit uniquement. Nous avons du changer de société de location, avec un surplus de 80€ sur la facture. 

Notre petit "road trip" a débuté à Palerme, plus grande ville de Sicile. Nous n'y avons pas passé suffisamment de temps pour vraiment donner des conseils, mais nous avons adoré l'ambiance et le style de la ville ! En tout cas, il y a beaucoup de choses culturelles à visiter et de beaux monuments à voir. On avait pas mal entendu que c'était une ville sale, comme la Sicile de façon générale, et honnêtement, oui, c'est plutôt populaire et "authentique". Si vous vous attendez à arriver dans un village Club Med, effectivement, ça ne vous plaira pas ! Personnellement, on n'est pas du tout gênés par ce genre d'ambiance, au contraire, ça fait partie du charme de la ville et de cette région. On a donc beaucoup apprécié ce qu'on a pu découvrir.



Où manger :
- dans la rue Via Alessandro Paternostro, remplie de bars et restaurants sympa (ambiance jeune, chill, animée)
Autres adresses que j'avais repérées : 
- Il Maestro del Brodo
- Antica Salumeria del Corso di Patti Dario
- Cagliostro Ristorante
- Al Fondaco del Conte
- Trattoria Da Maurizio
- Buatta Cucina Popolana

Castellamare del Golfo 


À une heure de voiture de Palerme, Castellamare del Golfo est une petite ville balnéaire très agréable, avec un port bordés de restaurants, une plage et de jolies ruelles. Ça a été un véritable coup de cœur !  A la fois tranquille et suffisamment animée pour ne pas s'ennuyer, cette ville est parfaite pour se poser quelques jours et visiter les alentours. La vue sur le port depuis notre hôtel, sur les hauteurs de la ville, était magnifique ! 



Où manger :
- Egesta Mare
- Le long du port le soir, très animé et sympa 
- Bar Le Maree pour une glace !

A visiter :
- le centre ville très mignon
- le port
- la petite plage en centre ville, qui offre location de parasol ou plage publique 




San Vito Lo Capo 


Peut-être la ville que nous avons le moins apprécié du voyage, mais qui était sympa quand même. C'est davantage une station balnéaire qu'une petite ville typique ou culturelle, et c'est sans doute pour ça qu'on l'a moins aimée. La ville en elle-même n'a pas énormément de charme, mais reste agréable pour les vacances, notamment si vous cherchez seulement un point de chute pour le soir pour rayonner sur la région. La plage est très belle, surplombée par des falaises, mais bondée de chaises longues-parasols (pas calme même en juin, un peu hors saison). J'avoue ne pas aimer les plages pleines de monde, façon Côte d'azur, avec un mètre carré pour poser sa serviette sans donner un coup de coude à son voisin. Là, c'était clairement le cas, et on ne s'est pas éternisés sur la plage après la baignade. 
San Vito Lo Capo reste une ville pratique pour visiter la région, car il y a de nombreux endroits magnifiques à voir autour, mais je n'y retournerais pas pour rester dans la ville elle-même. 

Où manger :
- Mare Blu, pour des pasta délicieuses et un accueil chaleureux ! 
- Salumeria Enoteca Peraino, pour de délicieux et généreux sandwichs faits devant vous, et dans lesquels vous choisissez votre charcuterie et/ou fromage ! Parfait pour un pique-nique sur la plage !





À visiter :

- la réserve du Zingaro : comptez une demie journée ou journée entière pour marcher dans cette splendide réserve naturelle. Nous avons adoré la deuxième et la troisième crique de la randonnée de 7km (la plus courte), la première nous avait été davantage conseillée, mais elle est blindée de monde et de parasols, plutôt familiales. Les suivantes sont plus sauvages, un peu moins accessibles, et les plages sont effectivement plus petites, donc moins pratiques avec des enfants ou si on aime pas crapahuter, mais je vous les conseille vraiment !


- le village de Scopello. L'accès à la plage coûte 7€ par personne, et personnellement, j'ai préféré  aller à la petite crique publique, un vrai petit coin de paradis secret, accessible par la petite route aux cordonnées GPS : 38°04'24.7"N 12°49'02.8"E. Nous étions seuls au monde, l'eau était claire, chaude, c'était tout simplement parfait (si ce n'est l'accessibilité un peu sport (compliqué avec des enfants) et l'absence de plage de sable : on est posés sur les rochers). 


Agrigente 


Nous avons fait un passage (vraiment) express par Agrigente pour visiter la vallée des temples, qui nous semblait incontournable, et qui était de toute manière sur notre route pour aller de la réserve du Zingaro à Scicli dans la journée. Nous avions beaucoup de route, et Agrigente offrait une petite pause. Malheureusement, nous avons visité la vallée des Temples à 17h, il faisait encore très très chaud, et nous étions fatigués de la randonnée du matin au Zingaro (et de la perspective de conduire encore jusqu'à l'est de l'île !). L'entrée coûte 12€ par personne, sans guide audio, et sans carte (que nous avions téléchargé au préalable sur internet mais qui ne nous a pas servi à grand chose...), et j'ai honnêtement trouvé que la visite tout seul n'avait un grand intérêt. Les explications sont longues, fastidieuses et ne donnent pas beaucoup de contexte, ce qui fait qu'on regarde des ruines, sans vraiment comprendre à quoi ça correspond. On a essayé de se documenter avec Internet en même temps, mais il n'y avait pas énormément d'infos sur chaque bâtiment. Bref, un peu déçus, alors que mon copain est moi sommes intéressés par l'histoire et plus ou moins toute visite culturelle. Prenez le temps (2 heures au moins) de le faire avec un guide audio ou un guide en chair et en os, ça vaudra davantage le coup. 

Scicli 


Incontestablement, notre coup de coeur du voyage ! Cette petite ville à 15mn de la plage est belle, typique, animée, mais beaucoup plus calme et reposante que la majorité des autres villes que nous avons visitées. On a adoré se promener dans les petites rues, découvrir des bons restaurants, et profiter de la dolce vita à Scicli, sans se presser. 



A voir :
- le centre ville
- la jolie vue sur la ville depuis l'Eglise San Matteo
- la plage de sable Spiaggia Micenci, à 20mn en voiture de Scicli

Où manger :

- Ristorante Donna Luisa
- Le Gioie Posto Siciliano (pâtes et poisson excellents) 









Syracuse 


Nous avons passé deux nuits à Syracuse, une des rares villes où nous sommes restés un peu plus longtemps. Je m'attendais à ce que ça soit le giga coup de coeur, mais j'ai finalement préféré d'autres. villes comme Scicli ou Castellamare del Golfo - en terme de mood et de choses à voir autour. Nous avons tout de même beaucoup apprécié la ville. Syracuse en elle-même, avec l'île d'Ortigia, présentent déjà de belles visites, car elles sont très jolies et ont une histoire riche. 



Nous avons fait beaucoup de criques (ou Cala) plutôt sauvages et naturelles. Elles étaient sublimes, mais moins propices à la détente façon bronzette à la plage car ce sont des plages de galets ou rochers, et l'environnement étant naturel, il y a également des rochers dans la mer. Un peu plus "l'aventure", mais aussi très sympa. Nos favorites : Ognina beach (il y a énormément de petites criques, promenez-vous pour trouver des spots sympa), Spiaggia Massolivieri, Spiaggia dell'Arenella (plage de sable, donc plutôt au coucher de soleil/fin de journée, moins de monde). 
En revanche, nous n'avons pas du tout aimé Fontane Bianche, qui nous avait pourtant été conseillée, tout simplement car ce n'est pas notre style de plage (familiale, beaucoup de monde, parasols, pas vraiment de charme).





Où manger :
- Cala Piada, une petite adresse très sympa pour manger des plats typiques qui changent des pizzas et pâtes
- Ognina Sun & Food si vous allez à Ognina Beach 
- NonnAngé Bakery & Coffee pour un petit déjeuner ou brunch


Catane 


Nous n'avons passé qu'une soirée à Catane, mais on a adoré l'esprit de la ville, dont certains n'apprécieront peut-être pas le côté populaire et animé. On avait beaucoup entendu dire que c'était une ville sale, dangereuse, mal fréquentée... et on peut comprendre que certains aient cette vision. En revanche, nous n'avons pas du tout eu cette impression. Alors certes, ce n'est pas la ville la plus propre du monde, c'est bruyant, mais c'est justement ce côté authentique qu'on a aimé. Parfois, en voyage, on s'attend à trouver uniquement des endroits magnifiques et immaculés, mais dans ce cas, ce sont généralement des endroits préparés pour les touristes - ou bien des endroits difficiles d'accès et qui se méritent ! 

A visiter :
- le marché de Catane, très typique, très animé, très coloré
- l'Etna (prévoir une demie journée ou une journée entière). Nous n'avons malheureusement pas pu faire l'ascension car les journées où nous étions dans cette région, il y avait beaucoup de brouillard au sommet de l'Etna




Où manger : 
- Cortile Alessi : le seul endroit que je puisse vraiment recommander puisque nous n'y avons passé qu'une soirée, mais on a ADORÉ ce restaurant où nous avons choisi le menu aperitivo. Vous pouvez vous installer sur les marches, pour profiter de l'ambiance de la ville, ou dans un très joli jardin. 




D'autres restaurants/bars que j'avais repéré : 
- Millefoglie
- Me Cumpari Turiddu
- Il Borgo di Federico
- Ristorante da Antonio
- La Pizzoleria
- Nievski
- La pentolaccia
- First Lounge Bar
- Vermut
- Salumeria Vermouth Bar
- Etnea Roof Bar & Restaurant


Vous êtes déjà allés en Sicile ou en Italie ? 
Qu'est-ce que vous en avez pensé ? :)

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