Mon expérience avec ONU Femmes à New York

samedi 11 mai 2019


Il y a quelques mois, j'ai été invitée à passer quelques jours à New York par la BNP, afin de découvrir leurs engagements en terme de droits des femmes et d'égalité hommes-femmes. C'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, donc après quelques recherches, j'ai accepté cette opportunité, et le 11 mars, je m'envolais pour New York pour la seconde fois. J'avais adoré mon voyage là-bas avec mon amie Ana, en mai dernier, donc j'étais vraiment aux anges de retourner à NYC.

Le séjour fut court mais intense, avec un programme truffé de belles expériences, de rencontres inoubliables et de moments de partage et de réflexion très inspirants.

Nous avons eu la chance et l'honneur de pouvoir assister à plusieurs événements du CSW63, la Commission de la condition de la femme, organisé par ONU Femmes. Cette année, le thème prioritaire était le suivant : les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles.



Les conférences et évènements du CSW auxquels nous avons pu assister étaient très intéressants, et même s'il me sera compliqué de traiter ce sujet avec autant de précision et d'expertise, je vais faire de mon mieux pour résumer ici les messages qui m'ont semblé essentiels. 

Les droits des femmes sont un combat que je trouve primordial. Aujourd'hui, (en France, en tout cas) on a l'impression qu'hommes et femmes ont bien des droits égaux. Même si c'est le cas sur le papier, ce n'est clairement pas la réalité. Beaucoup d'inégalités persistent, mais chaque jour, des personnes consacrent leur temps et leur énergie à permettre aux femmes d'atteindre une véritable égalité. Dans d'autres pays, l'égalité des droits hommes-femmes est encore plus loin d'être atteinte et les moyens déployés pour pallier ce problème n'y sont pas forcément aussi conséquents.

Dans certains pays, les femmes ont toujours des droits très limités par rapport aux hommes. Il arrive aussi qu'elles ne connaissent simplement pas les droits qu'elles ont. Elles sont parfois opprimées par des traditions qui, de notre point de vue, les privent de libertés qui nous semblent fondamentales et acquises. 

Des associations, comme Unicef, participent à apporter une protection sociale à ces personnes et à les soutenir dans l'avancée vers l'égalité. Une des conférences portait sur l'importance de la protection sociale pour les adolescentes. Dans des pays comme le Yemen ou la Birmanie (et dans beaucoup d'autres pays), les jeunes filles manquent de ressources égales à celles de leurs camarades masculins, pour avoir accès aux mêmes opportunités. En matière d'éducation, par exemple, les jeunes filles devraient pouvoir aller à l'école, étudier, pour être financièrement autonomes. 

Beaucoup de jeunes filles n'ont pas cette chance ; elles doivent aider aux tâches ménagères à la maison, travailler pour soutenir l'activité familiale, et subissent une énorme pression. Cela ne laisse la place ni à l'école ni à une enfance innocente et paisible. Pour une fille qui grandit dans la pauvreté, dans une zone rurale isolée, aller à l'école et apprendre peut la protéger du mariage forcé, de la violence conjugale et de la pauvreté persistante. 


"Dans le monde, 264 millions d'enfants et d'adolescents n'ont pas la possibilité 
d'aller à l'école ou de terminer un cursus scolaire." 


Mais concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire, individuellement, pour soutenir cette cause ? 

  • S'informer ! Comment défendre quelque chose si on ne connait pas réellement le sujet ? J'essaie de lire des articles, des livres, écouter des témoignages... pour aller plus loin dans la compréhension de ce sujet que ce que je sais déjà, ou que j'imagine savoir.
  • Sensibiliser les gens autour de nous, qui ne sont parfois pas au courant ou ne voient pas l'importance de ce combat. En revanche, inutile d'imposer ses idées et d'essayer de convaincre les gens de façon inflexible. Chacun a sa façon de voir le monde : on ne le voit pas tel qu'il est, mais tel qu'on est. Je ne pense pas que je puisse rallier tout le monde à cette cause, et c'est la vie, chacun choisit ses combats. L'important pour moi, c'est de ne pas avoir peur de partager mes idées et ma vision lorsque le sujet est abordé. 
  • Sensibiliser les futures générations. C'est quelque chose qui me touche moins pour le moment, mais j'espère pouvoir (un jour) éduquer mes enfants en leur inculquant les valeurs qui les pousseront à soutenir cette cause. 
  • Faire du bénévolat ou des dons à des associations. Il n'y a pas que les dons monétaires qui peuvent aider, donner du temps à des associations pour réaliser des actions concrètes, pour les aider à se faire connaitre, etc. peut aussi être d'un immense soutien. 




Pour aller plus loin sur ce sujet, nous avons eu la chance d'assister à la toute première projection du film WOMEN de Yann-Arthus Bertrand et Anastasia Mikova, le 13 mars, à l'ONU. Il s'agissait d'un premier extrait de 20 minutes, mais nous avons été complètement emportés par les images et les témoignages.

Donner la parole aux femmes, c'est ce qu'on voulu faire Anastasia et Yann. WOMEN n'est pas un film qui parle uniquement aux femmes. Il s'adresse également aux hommes, il s'adresse à tout le monde. Ce film ne vise pas à accabler ou accuser les hommes, mais il veut montrer qu'il est nécessaire de raconter certaines histoires importantes. Le but est de faire comprendre, en quelques sortes, la vision des femmes.

Le tournage a duré plus d'un an et demi, plusieurs mois intenses pendant lesquels l'équipe a interviewé plus de 2000 femmes à travers le monde. Des femmes avec une histoire incroyable, mais aussi des femmes qui ont partagé des anecdotes de leur quotidien. Certaines se sont livrées, ont raconté des souvenirs, des histoires très personnelles et intimes. Norma Bastidas, une athlète incroyable et survivante de traffic humain, qui témoigne dans le film, nous a d'ailleurs expliqué que sur le moment, c'était extrêmement difficile de se dévoiler ainsi, mais que cela s'était révélé très libérateur, comme si elle gardait cela profondément enfoui au fond d'elle et que ces paroles avaient besoin de sortir.





Je me sens très chanceuse d'avoir pu rencontrer les réalisateurs et deux des participantes de ce film. J'ai même pu voir à deux reprises le très bel extrait de WOMEN, à New York en mars, puis à Paris en avril, cette fois en présence d'Elizabeth Nyamayaro, directrice exécutive d'ONU Femmes, une femme incroyablement inspirante qui a été une très belle rencontre. 

Le film sort en fin d'année (il est toujours en montage !) et j'ai vraiment hâte de pouvoir le découvrir en entier. Je ne peux évidemment que vous encourager (x1000) à aller le voir dès sa sortie, car il promet d'être bouleversant, sublime et inspirant. 


Les photos ci-dessus ont été prises au United Nations Plaza, où il y avait un cocktail après la projection. La vue était juste à couper le souffle, j'ai passé la moitié de la soirée à regarder par la fenêtre ! 

Ces quelques jours à New York étaient particulièrement inspirants et m'ont donné envie de communiquer davantage sur les sujets qui me sont chers, même s'ils ne sont pas aussi facile à aborder, car il faut trouver les mots justes, et que forcément, tout le monde a un avis sur la question. Le mascara et les chaussures, c'est cool ça divise moins, mais je ne veux plus aborder uniquement ces sujets :)

J'espère que cet article vous a plu, vous a intéressé, et vous a éclairé sur les raisons pour lesquelles j'avais été invitée à New York ! Si vous avez aimé, n'hésitez-pas à me laisser un petit commentaire !

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